« La Perversité » suivi de « La Philosophie de Sade » (2009)

Fin technicien doté d’une froide rationalité, le pervers n’a de cesse d’abuser, par ses conduites et ses discours vexatoires, la conscience identitaire d’autrui par laquelle celui-ci se reconnaît. En cela, nous pouvons dire que la perversité est une forme supérieure et excessive de la méchanceté. En effet, par essence malfaisante et malveillante, elle est cette volonté motivée d’accomplir le mal (ou des actes immoraux) d’après une double postulation : d’une part, le désir de nuire à autrui afin d’aboutir à une « diminution de sa puissance d’exister » (Ricœur) et d’autre part, le plaisir délectable retiré de l’usage d’un pouvoir de domination exercé de façon ostentatoire ou dissimulée. Bref, nulle perversité, semble-t-il, si l’on n’a pas de goût prononcé pour la malignité et donc de faire le mal pour faire souffrir autrui.

Nombre de pages : 40 / Prix : 5€


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La perversité-page-001

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