« Le Cri », approche philosophique (2009)

Le cri advient comme si les mots, pris de cours, n’avaient point eu le temps de s’organiser phonétiquement et étaient l’objet d’une paralysie neutralisante. Sa source organique, proche de la nature et de l’animalité, évoque des temps anciens où les hommes mal dégrossis s’exprimaient entre eux par borborygmes, onomatopées, interjections et exclamations. Ce langage rudimentaire aux sonorités gutturales soutenu par des mimiques adaptées et toute une gestuelle appropriée, s’arc-boutait vraisemblablement sur la perception visuelle et auditive. Un regard signale un danger. La vue avertit d’une menace ou d’une rencontre désirée. L’ouïe entend un bruit suspect. La passion s’emmêle. Une émotion est suscitée. L’appareil vocal étant ce qu’il est, c’est-à-dire limité, un simple cri jaillit : « pour émouvoir un jeune cœur, pour repousser un agresseur injuste, la nature dicte des accents, des cris, des plaintes : voilà les plus anciens mots inventés », écrit Rousseau.

Nombre de pages : 44 / Prix : 5€


Aperçu

Le cri-page-001

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s